Olympique Lillois bat S. Roubaix : 3-2 Lille, 20 septembre. — Cette première partie officielle, contrairement aux pronostics généralement émis, faillit bien tourner à la confusion des locaux. L'équipe que le Stade Roubaisien alignait contre eux fit montre en effet tout au long de la partie d'une meilleure science du jeu, d'une plus grande rapidité d'exécution et aussi d'un courage qui aurait pu être mieux récompensé. A la décharge des Olympiens, disons de suite que leur ailier droit, blessé fortement par le goal stadiste après cinq minutes de jeu, ne fut que l'ombre de lui-même jusqu'au coup de sifflet final. N'empêche que le Stade, si sa forme d'hier doit se maintenir longtemps, réservera une désagréable surprise à plus d'un. La partie débute très vite avec le vent en faveur des Lillois, mais ceux-ci s'organisent difficilement et les attaques incessantes des visiteurs ne leur permettront pas de profiter de cet avantage. C'est en effet le Stade qui ouvrira la marque après une demi-heure de jeu. Malgré l'intervention de Vandeputte, il faudra un bolide signé Ryssen pour mettre juste avant le repos les deux teams à égalité. Cette mi-temps fut cependant tout à l'avantage des verts et blancs. A la reprise, Lille paraît plus en souffle que ses vis-à-vis et deux buts dans le premier quart d'heure donneront l'avantage aux poulains de Gravelines. Les Roubaisiens semblent fatigués, mais un penalty leur est accordé pour main de Duponchel. Il est transformé, et ce point redonne une certaine activité aux Stadistes dont tous les efforts viendront se briser sur Vandeputte, lequel est bien effectivement l'auteur de la victoire de son club. Rien ne passe et bien que cette mi-temps ne voie pas les blanc et rouge dominer réellement, le point égalisateur ne pourra être obtenu. La fin est sifflée par M. Degrave qui arbitra parfaitement. Quatre mille personnes assistaient à la rencontre. — Jouvenaux.